lundi 19 août 2013

La Baule 19.08

Réveil avec café et croissants. Mon mari a retrouvé ses habitudes parisiennes et a même degoté
ici le bar dont il rêve: en plus du café et des croissants, on y trouve des journaux ! Et une ambiance bon enfant en prime. C'est le jour de mon anniversaire et je suis contente de ne pas être chez moi ce jour, pour ne pas ruminer sur les choses non réalisées ou ratées, sur les déceptions en tout genre. Nous partons relativement tôt (avant 10 h ) pour une balade à partir de Préfailles: nous longeons l'océan sur la corniche, accompagnés sans cesse par le bruit des vagues et l'odeur des algues. C'est "le sentier des peintres", avec tableaux représentant quelques uns des paysages traversés. Nous pique-niquons dans une crique ombragée, calme et fraîche. "Que du bonheur" ! Ensuite nous nous promenons au pays des souvenirs de S. à Sainte-Marie-sur-Mer et à Pornic. Tout est beau. Je me paie une glace à la groseille à la Fraiseraie, comme au temps de Tharon-plage (1999). L'océan est apaisant.

dimanche 18 août 2013

La Baule 18.08.13

Nuit de rêve dans une chambre fraîche. Juste un connard de pigeon qui roucoule à partir de 7 heures. Mais nous nous réveillons sous la pluie, une vraie pluie drue, comme nous n'en avons pas vu depuis 3 mois au moins. Courses au marché. La halle est pleine de gens bronzés avec chaussures bateau. Trop de gens pour moi. Puis cette impression d'être une usurpatrice. La Baule, c'est pour les bobos parisiens, pas pour moi. Étrange impression de n'avoir rien à faire et pas de culpabilité au sujet des choses non faites. Premières vacances avec wifi, aussi, cette possibilité de rester reliés au monde. Premières vacances avec twitter comme moyen d'information. Comme quoi, même à mon âge, des premières restent possibles. Hier soir, repas dans une crêperie à Batz-sur-Mer, avec Lena et sa colocataire. Un monde de folie dans cette petite localite. Finalement ces vacances nous changent: maison vs appartement, parking à volonté vs problèmes pour se garer. Après la grosse pluie du matin, le ciel s’éclaircit soudainement. Nous allons nous promener dans le très beau village de La Roche Bernard: vieilles pierres, fleurs, artisans et artistes, de l'eau, des bateaux, des ponts et même des gens qui dansent. Le cidre frais que je bois avec enthousiasme s'avère être une mauvaise idée. Mais un tour à la plage me remet d'aplomb. Après le repas, nous rejoignons Lena à La Madeleine pour une promenade dans les marais. Mais ils sont quasi à sec et la balade tourne court.

lundi 2 juillet 2012

La terrasse de Nathalie

C'est une terrasse entre ciel et terre,
entre ville et campagne,
entre hier et demain.
Une terrasse où l'on parle,où l'on rit,
accrochée à une maison pleine de vie.
Enfants, chien, chats, poules, livres, plantes,
tout cela invite le passant à s'arrêter,
à s'attabler le temps d'un café.
L'on en repart toujours enrichi,
de la terrasse de Nathalie.





samedi 2 juin 2012

Il a 50 ans

Mon petit frère a 50 ans,
il a eu plusieurs Golfs,
mais jamais de vélo neuf.
Sa vie est au village,
les copains sont toujours là,
ils ne viennent plus pour le goûter,
ils passent prendre un verre.
Ils ont pris quelques rides
mais on reconnaît leur sourire.
La petite fille a grandi,
Hélène est arrivée.
Tout cela fait une vie,
une vie comme beaucoup de vies,
avec soleil et pluie,
la vie du petit Nesti.
Longtemps il a été Nesti
plus tard il est devenu Nest,
assez sérieux maintenant
pour devenir enfin Ernest.
    la grande soeur


samedi 5 mai 2012

La nuit n'est jamais complète

La nuit n'est jamais complète.
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin
Une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler ou à satisfaire
Un cœur généreux
Une main tendue
Une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie, la vie à se partager.
Paul Eluard
(Photo du 4 mai 2012, à Strasbourg)






lundi 23 avril 2012

Pensées



Pensées à tous ceux qui sont heureux
d'être sortis du long tunnel de l'hiver
A tous ceux qui se réjouissent
de la lumière revenue,
des couleurs du temps,
des senteurs du printemps.
Pensées à tous ceux qui sont contents
d'être simplement vivants.

(Photo de Jean-Pierre Estrade)

mercredi 2 novembre 2011

Les saisons passent


Les pages du calendrier se tournent
les mois défilent
les saisons passent.
Plus le temps de s'arrêter
ou plus envie
ou plus l'énergie.
Et puis l'on se retourne
et l'on se dit que vite,
il faut garder quelque chose,
ne pas tout laisser filer
et l'on retient un peu d'écume des jours.