Les arbres se dressent encore nus
sur un ciel où traîne un reste d'hiver,
mais déjà l'air contient une promesse
de nouvelle ivresse,
une promesse de printemps,
de fleurs et de chants d'oiseaux.
mardi 5 février 2019
jeudi 31 janvier 2019
L'année dernière (semaine 5)
L'année dernière,
il y a si peu de temps,
il y a si longtemps,
j'étais encore professeur d'allemand,
toujours en manque de temps,
toujours en trop de stress,
je me faisais des listes de tâches,
à respecter coûte que coûte,
je pensais secondes, premières, bac blanc,
je pensais qu'il devait être bon d'arrêter.
Aujourd'hui j'y repense avec nostalgie.
il y a si peu de temps,
il y a si longtemps,
j'étais encore professeur d'allemand,
toujours en manque de temps,
toujours en trop de stress,
je me faisais des listes de tâches,
à respecter coûte que coûte,
je pensais secondes, premières, bac blanc,
je pensais qu'il devait être bon d'arrêter.
Aujourd'hui j'y repense avec nostalgie.
mercredi 23 janvier 2019
Enfin la neige ! (Semaine 4)
Comme des enfants
on ouvre les volets le matin,
avertis par une lumière différente,
et un silence cotonneux.
Comme des enfants
l'envie nous prend
de fouler cette masse froide,
d'y laisser des traces,
voire de s'y laisser tomber
de tout son long,
comme autrefois.
on ouvre les volets le matin,
avertis par une lumière différente,
et un silence cotonneux.
Comme des enfants
l'envie nous prend
de fouler cette masse froide,
d'y laisser des traces,
voire de s'y laisser tomber
de tout son long,
comme autrefois.
jeudi 17 janvier 2019
Les gens ordinaires (Semaine 3)
"L'extraordinaire
se trouve sur les chemin
des gens ordinaires".
Dédicace à ma petite mère,
à la fois ordinaire,
et pourtant peu ordinaire.
se trouve sur les chemin
des gens ordinaires".
Dédicace à ma petite mère,
à la fois ordinaire,
et pourtant peu ordinaire.
mardi 8 janvier 2019
Après Noël (semaine 2)
On a jeté les papiers froissés,
rempli les poubelles d'emballages
et de coquilles d'huîtres.
On a fini les restes de gâteaux,
rangé les décorations.
On a enlevé le sapin tout sec,
et remballé les guirlandes.
La grande agitation de Noël et du Nouvel An
fait place au silence.
Et peut-être au doute.
rempli les poubelles d'emballages
et de coquilles d'huîtres.
On a fini les restes de gâteaux,
rangé les décorations.
On a enlevé le sapin tout sec,
et remballé les guirlandes.
La grande agitation de Noël et du Nouvel An
fait place au silence.
Et peut-être au doute.
dimanche 6 janvier 2019
Les fèves (Semaine 1)
Des années de galette des rois,
achetées ici et là,
chez Maxi Coop, Leclerc,
chez Thierry et Gautherot,
dégustées avec les voisins,
avec Colette et Roger,
avec nos enfants.
Elles étaient dans un petit pot
au fond d'une étagère,
je les ai sorties, classées et comptées.
Pour une occasion religieuse,
peu ont un motif religieux.
Beaucoup de personnages de dessins animés,
et même trois fois Titeuf, que vient-il faire là ?
Des animaux aussi,
et pour 1998 un footballeur.
30 ans de fèves,
30 ans passés si vite.
achetées ici et là,
chez Maxi Coop, Leclerc,
chez Thierry et Gautherot,
dégustées avec les voisins,
avec Colette et Roger,
avec nos enfants.
Elles étaient dans un petit pot
au fond d'une étagère,
je les ai sorties, classées et comptées.
Pour une occasion religieuse,
peu ont un motif religieux.
Beaucoup de personnages de dessins animés,
et même trois fois Titeuf, que vient-il faire là ?
Des animaux aussi,
et pour 1998 un footballeur.
30 ans de fèves,
30 ans passés si vite.
mercredi 22 août 2018
Vienne -Jour 4 et demi -Retour
Samedi, 18 août
A priori, je devrais juste donner l'horaire des trains... mais notre départ de la Widerderhofergasse fut un peu mouvementé et mérite d'être raconté.
Le départ du train étant à 9h15, nous prévoyons de partir à 8h10, sachant qu'il nous faut 30 à 35 mn en tramway.
Et à 8h 10 pile nous sommes prêtes, valises fermées, appartement propre, poubelles portées à la cave.
Notre appartement est dans un immeuble sans réception.
On nous a dit de partir en claquant juste la porte.
Je consulte Léna: "On y va ?" Elle acquiesce, je claque la porte et je m'éloigne avec ma valise.
Et là je crois halluciner, quand Léna me dit "Ma valise est à l'intérieur".
Cela me coupe littéralement le souffle.
Nous reprenons nos esprits, je me dis qu'au pire nous allons passer une nuit à l'hôtel, l'appartement étant sans doute loué pour la suite.
Nous téléphonons au numéro que nous avons et tombons sur Frau Duschel, qui nous écoute et promet de rappeler.
6 minutes plus tard, c'est M. Duschel qui rappelle.
La voix est chaude et rassurante.
Je lui dis "Herr Duschel, wir haben ein großes Problem"
Il me répond : "Ich werde dieses Problem lösen".
Et là, il me pilote par téléphone à travers l'immeuble vers des clés de rechange.
Je cours, téléphone à la main, suivant les instructions précises de M. Duschel, d'abord vers l'entrée de garage où je trouve la clé principale dans un petit coffre à chiffres.
Avec cette clé j'accède à une porte en acier au sous sol, dans laquelle se trouve un autre petit coffre avec les clés des différents appartements.
M. Duschel sait même que la clé de notre appartement se trouve en-bas à gauche !
Je sors la valise et refais le chemin en sens inverse, mais je suis obligée de rappeler parce qu'il me manque le dernier chiffre du code !
Léna se moque ensuite en disant qu'on se serait cru à Fort-Boyard.
Entre temps elle a appelé un taxi qui nous dépose à la gare à 8 h 50.
OUF.
Dans le train, nous nous amusons un moment à observer les manœuvres d'un groupe de retraités, entrés dans le train avec de grosses valises.
Le problème des ICE allemands, c'est 1.la manque de place pour les bagages 2.les deux portes d'accès au wagon.
Comme il existe deux portes pour accéder au wagon, les gens se dépêchent d'entrer sans vérifier les numéros de leurs places attribuées, si bien que notre groupe de 15 ou 20 sexa ou septuagénaires est entré des deux côtés et se trouve bloqué dans l'allée centrale.
Les uns veulent rejoindre leurs place à droite, les autres à gauche, mais le passage ne peut se faire en raison des grosses valises qui bouchent le passage.
La solution serait bien sûr de laisser les valises à un endroit, de rejoindre sa place, quitte à déplacer les valises ensuite. Mais ils s'accrochent à leur bagage et attendent que ça se débloque.
A côté de moi, ma fille (qui adore organiser) piaffe et brûle d'envie de prendre les choses en main.
Il faut bien une demi-heure pour que le bouchon se résorbe, grâce à deux ou trois personnes qui consentent enfin à délaisser leur valise pour quelques minutes.
Nous arrivons à Francfort à 16 heures, et devons repartir à 17 heures.
20 minutes avant le départ nous allons jeter un oeil sur le tableau des départs et voyons avec horreur notre train dit "canceled".
Au guichet un homme blasé (parce qu'il vient de répéter 20 fois la même chose, je suppose) nous explique que nous devons prendre le train pour Mannheim, qui part 10 mn plus tard, et de là rejoindre notre train qui nous attend.
Nous arrivons à Strasbourg à l'heure prévue.
Pas d'autres péripéties !
Coût total:
-Entrées et déplacements: 304 € à deux
-Nourritures et boissons: 240 € à deux
Soit 270 € par personne
270 de frais + 230 € de logement + 320 (ou 350 €) de train: environ 800 € par personne pour 4 jours et demi.
A priori, je devrais juste donner l'horaire des trains... mais notre départ de la Widerderhofergasse fut un peu mouvementé et mérite d'être raconté.
Le départ du train étant à 9h15, nous prévoyons de partir à 8h10, sachant qu'il nous faut 30 à 35 mn en tramway.
Et à 8h 10 pile nous sommes prêtes, valises fermées, appartement propre, poubelles portées à la cave.
Notre appartement est dans un immeuble sans réception.
On nous a dit de partir en claquant juste la porte.
Je consulte Léna: "On y va ?" Elle acquiesce, je claque la porte et je m'éloigne avec ma valise.
Et là je crois halluciner, quand Léna me dit "Ma valise est à l'intérieur".
Cela me coupe littéralement le souffle.
Nous reprenons nos esprits, je me dis qu'au pire nous allons passer une nuit à l'hôtel, l'appartement étant sans doute loué pour la suite.
Nous téléphonons au numéro que nous avons et tombons sur Frau Duschel, qui nous écoute et promet de rappeler.
6 minutes plus tard, c'est M. Duschel qui rappelle.
La voix est chaude et rassurante.
Je lui dis "Herr Duschel, wir haben ein großes Problem"
Il me répond : "Ich werde dieses Problem lösen".
Et là, il me pilote par téléphone à travers l'immeuble vers des clés de rechange.
Je cours, téléphone à la main, suivant les instructions précises de M. Duschel, d'abord vers l'entrée de garage où je trouve la clé principale dans un petit coffre à chiffres.
Avec cette clé j'accède à une porte en acier au sous sol, dans laquelle se trouve un autre petit coffre avec les clés des différents appartements.
M. Duschel sait même que la clé de notre appartement se trouve en-bas à gauche !
Je sors la valise et refais le chemin en sens inverse, mais je suis obligée de rappeler parce qu'il me manque le dernier chiffre du code !
Léna se moque ensuite en disant qu'on se serait cru à Fort-Boyard.
Entre temps elle a appelé un taxi qui nous dépose à la gare à 8 h 50.
OUF.
Dans le train, nous nous amusons un moment à observer les manœuvres d'un groupe de retraités, entrés dans le train avec de grosses valises.
Le problème des ICE allemands, c'est 1.la manque de place pour les bagages 2.les deux portes d'accès au wagon.
Comme il existe deux portes pour accéder au wagon, les gens se dépêchent d'entrer sans vérifier les numéros de leurs places attribuées, si bien que notre groupe de 15 ou 20 sexa ou septuagénaires est entré des deux côtés et se trouve bloqué dans l'allée centrale.
Les uns veulent rejoindre leurs place à droite, les autres à gauche, mais le passage ne peut se faire en raison des grosses valises qui bouchent le passage.
La solution serait bien sûr de laisser les valises à un endroit, de rejoindre sa place, quitte à déplacer les valises ensuite. Mais ils s'accrochent à leur bagage et attendent que ça se débloque.
A côté de moi, ma fille (qui adore organiser) piaffe et brûle d'envie de prendre les choses en main.
Il faut bien une demi-heure pour que le bouchon se résorbe, grâce à deux ou trois personnes qui consentent enfin à délaisser leur valise pour quelques minutes.
Nous arrivons à Francfort à 16 heures, et devons repartir à 17 heures.
20 minutes avant le départ nous allons jeter un oeil sur le tableau des départs et voyons avec horreur notre train dit "canceled".
Au guichet un homme blasé (parce qu'il vient de répéter 20 fois la même chose, je suppose) nous explique que nous devons prendre le train pour Mannheim, qui part 10 mn plus tard, et de là rejoindre notre train qui nous attend.
Nous arrivons à Strasbourg à l'heure prévue.
Pas d'autres péripéties !
Coût total:
-Entrées et déplacements: 304 € à deux
-Nourritures et boissons: 240 € à deux
Soit 270 € par personne
270 de frais + 230 € de logement + 320 (ou 350 €) de train: environ 800 € par personne pour 4 jours et demi.
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