Pourtant que la nature est belle comment peut-on s'imaginer en voyant les cigognes déployer leurs ailes que le printemps vient d'arriver ? (Photo SG, 15 mars)
J'ai toujours aimé les arbres qui se dressent vers le ciel. J'aime en particulier leur silhouette épurée, les branches qui dessinent en filigrane sur le ciel les enchevêtrements de la vie. (Photo du 1er mars 2010), VG)
Parfois au détour du chemin l'inattendu surgit le coeur se réjouit. Un arbre, le ciel, les lignes d'un champ, l'horizon tranquille et là, soudain, un cheval comme venu d'antan d'une époque jamais vécue. Parfois au détour du chemin l'espace d'un instant, on est bien. (Photo du 27.2.2010, SG)
L'hiver est là encore qui nous gèle les mains et le coeur. Rien qui perce la neige, même pas un perce-neige, fleur si forte et si fragile. Le printemps nous fuit, on le croit là, tout près, et le voilà qui s'éloigne à nouveau. Reviendra-t-il ? (Photo SG)
"Je venais d'apprendre cette nouvelle horrible que tout humain apprend un jour ou l'autre: ce que tu aimes, tu vas le perdre. "Ce qui t'a été donné, te sera repris": c'est ainsi que je me formulai le désastre qui allait être le leitmotiv de mon enfance, de mon adolescence et des péripéties subséquentes. "Ce qui t'a été donné, te sera repris": ta vie entière sera rythmée par le deuil. Deuil du pays bien-aimé, de la montagne, des fleurs, de Nishio-san et de la langue que tu lui parles. Et ce ne sera jamais que le premier deuil d'une série dont tu n'imagines pas la longueur. Deuil au sens fort, car tu ne récupéreras rien. (...) Face à la découverte de cette spoliation future, il n'y a que deux attitudes possibles: soit on décide de ne pas s'attacher aux êtres et aux choses, afin de rendre l'amputation moins douloureuse; soit on décide au contraire, d'aimer d'autant plus les êtres et les choses, d'y mettre le paquet." Extrait de "Métaphysique des tubes"- Amélie Nothomb
"Blanc manteau", écrivions-nous en CM2 l'image nous paraissant si juste. "Blancheur immaculée", avons-nous osé, un peu plus tard, ignorant que le professeur allait annoter cela avec "cliché". Pourtant aujourd'hui encore cette blancheur nous fascine, nous donne envie de la fouler pour y laisser nos traces ou simplement de la regarder avec la conscience que nous avons des choses qui passent. (Photo du 13.01.2010 VG)