dimanche 3 juillet 2016

Ils sont venus -Semaine 27

Ils sont tous venus, ils sont tous là,
les frais bacheliers cru deux-mille-seize.
Ils sont venus cueillir la feuille bleue,
laisser-passer pour une nouvelle vie.
Ils sont venus sourire aux lèvres
pour un dernier petit tour.
celui du grand jour.
Ils sont venus joyeux et émus,
et nous ont parfois émus.

vendredi 1 juillet 2016

Noyers de mon enfance -Semaine 26

Je les ai toujours connus
ces arbres qui ont abrité mon enfance.
Ils ont toujours été là, 
offrant leur ombre en été,
et leurs fruits précieux en automne. 
Mon père a voulu sa maison là, 
précisément là, et nulle part ailleurs. 
Il a eu sa maison à l'ombre des noyers.
"Mein Haus ist meine Welt
immer hinaus, wem's nicht gefällt",
telle était sa devise,
accrochée dans l'entrée. 

mercredi 22 juin 2016

Soudain une cigogne-Semaine 25

Soudain le long de la route
dans un pré fraîchement fauché,
une cigogne se promène à pattes,
dédaignant les voitures qui passent non loin;
uniquement intéressée par ce que lui offre la terre.
Soyons cigognes,
ne regardons que ce qui nous apporte,
dédaignons ce qui nous nuit.

dimanche 6 mars 2016

Retour à la lumière- Semaine 10

Tous les ans
nous le guettons,
ce retour à la lumière,
à des soirées plus douces,
plus longues.
Tous les ans,
nous attendons avec impatience
le retour des couleurs pastels
d'un printemps toujours espéré
et inespéré.

dimanche 28 février 2016

Le ciel de Paris- Semaine 9

Le ciel de Paris s'est rapproché,
il est maintenant à une heure cinquante de TGV,
mais il est là aussi en instantané,
depuis que mes enfants sont parisiens.
La Panthéon comme si vous y étiez,
la Défense comme si vous l'arpentiez;
la Tour Eiffel devient présence familière,
on la voit au lever, au coucher,
sous la pluie ou bien éclairée.
Le ciel de Paris s'est rapproché,
et nous ne nous lassons pas de ce petit miracle.
 (Photo de L. 3 mars 2016)

mercredi 24 février 2016

Paysage de mon enfance - semaine 8


Ces fontaines appartiennent au paysage de mon enfance,
elles étaient là, évidents et invisibles objets du quotidien,
ni belles ni laides, juste des objets usuels.
Elles ne servaient déjà plus au bétail,
mais juste à arroser les fleurs et le jardin.
Nous trouvions normal alors,
d'actionner la pompe afin que l'eau jaillisse
et nous éclabousse de fraîcheur en été.
Aujourd'hui la plupart des pompes sont en panne,
personne ne pense à les faire réparer.
Les fontaines restent là, témoignages d'une autre époque,
objets désuets d'un passé pas si lointain.
Maintenant l’œil s'arrête sur elles et les trouve belles.